QUI SUCCÈDERA À BERNARD LANDRY ?
Jusquà samedi passé, je pensais que Bernard Landry serait ce leader. Sa maturité humaine et politique en faisait le candidat tout désigné. Sa passion pour un Québec indépendant et ses compétences pour en débattre avec les adversaires les plus coriaces le désignaient comme le porte étendard derrière lequel le peuple du Québec pouvait saligner. Lappui dont il se réclamait pour mener à terme ce mandat devait répondre à 80 % des votes des membres présents au Congrès. Avec 76.2% des votes, il demeura en déficit de 4.8% des votes et il en tira les conclusions quil sétait lui-même imposées.(voir un article sur Bernard Landry publié en février dernier.)
Je ne vois pas pour linstant, parmi les candidatures annoncées ou suggérées, celle qui permettrait de répondre à autant dattente. Dabord, je pense que M. Duceppe doit poursuivre son travail à la tête du Bloc Québécois. Le plus grand cadeau à faire au Parti libéral du Canada et même au Parti de M. Harper serait de laisser son poste et de passer au Parti Québécois. Quil reste à Ottawa. Cest encore là quil peut le mieux servir les intérêts de lindépendance du Québec. Cest également là que sa popularité résistera le plus longtemps aux intempéries.
Madame Marois mérite, pour sa part, de se frotter au défi dune véritable course au leadership. Elle constatera par elle-même quelle est, peut-être plus quelle ne le pense, déconnectée du peuple québécois. Le chemin parcouru lui a fait franchir non seulement les échelles du pouvoir politique mais également celles du pouvoir économique. Il nest pas évident que les attitudes et comportements quelle en a hérités en aient fait une personne plus attentive aux attentes des québécois et des québécoises. Le seul thème de la « femme » ne saura résister longtemps à tous les autres thèmes qui retiennent les préoccupations des Québécois et des Québécoises.
Monsieur Legault, tout en ne le connaissant que très peu, a avec lui la sincérité et la passion dun Québec indépendant, sans toutefois ce charisme qui allume la flamme. Quant à Monsieur Boisclair, ses qualités de bon gestionnaire ne lui donne pas plus quà monsieur Legault le charisme qui allume cette flamme qui porte les peuples dans les derniers efforts dun chemin ardu.
Pour moi, la personne qui pourrait reprendre le flambeau et le porter avec compétence et passion demeure Claude Charron. Son sens politique, ses compétences administratives, sa symbiose avec le peuple québécois et son charisme qui ne trompe personne en font un candidat qui, à le vouloir lui-même, créerait un nouveau sommet dans cette marche dont le terme est à portée de main. De tous les candidats en liste, il demeure celui qui rallierait le plus grand nombre de québécois et de québécoises.
Mes meilleurs souhaits pour Bernard Landry, un homme dont nous pouvons être fiers. Quant à M. Charron, puisse lélan de sa jeunesse, enrichi dun vécu douverture et de communication, répondre à lappel dun peuple en marche vers son indépendance.
Oscar Fortin