CONDOLEEZZA RICE ET LA LIBERTÉ
La nouvelle secrétaire dÉtat aux affaires extérieures, Mme Condoleezza Rice, na pas manqué de mettre en évidence la démocratie et la liberté comme un des objectifs recherchés par lAdministration Bush dans ses relations internationales.
"Il reste des avant-postes de la tyrannie", a-t-elle dit, en citant Cuba, la Birmanie, le Corée du Nord, l'Iran, la Biélorussie et le Zimbabwe. "Nous ne serons pas en repos tant que chaque personne qui vit dans une société de la peur n'aura pas recouvré la liberté. »
Elle sen prend à Cuba, petit pays des Caraïbes, qui, en dépit dun blocus économique qui va directement à lencontre du régime de droit et de la liberté quelle prêche, émerge malgré tout du sous-développement. Ce pays se compare haut la main quant à la qualité de vie accordée à lensemble de ses citoyens avec ses voisins que sont Haïti, la République Dominicaine et tous les pays de lAmérique centrale, pourtant tous sous protection du grand frère étasunien. Son système déducation, en plus douvrir à des formations supérieures, a fait disparaître lanalphabétisme. Déjà nous connaissons un peu mieux la réputation internationale de son système de santé et la contribution quil apporte avec plus de 15 000 médecins déployés dans diverses régions du monde pour répondre à des besoins urgents. Ceux et celles qui ont eu la chance de voir le documentaire d Oliver Stone « El commandante » que ladministration Bush a voulu interdire de diffusion, comme si la liberté devait être protégée de certaines vérités, auront compris que le tyran et lassassin a moins de morts sur la conscience que ses voisins et que lhumanisme dont il se fait lapôtre est plus ouvert que celui que lon lui prête.
Bien plus, Mme Rice qui se porte à la défense de la démocratie et de la liberté trouve que le démocrate Chavez, pourtant grand vainqueur dun référendum démocratique le confirmant dans ses fonctions, prend des libertés qui ne lui plaisent pas. Comment alors concilier une vision de la démocratie qui est avant tout lexpression de la volonté dun peuple avec celle de vouloir la contrôler de lextérieur ? De quelle liberté et liberté de qui parle-t-on ? Mme Rice naime pas que le peuple vénézuélien ait des relations avec Cuba, comme si ce dernier nétait pas libre de le faire. Elle sest bien gardée, cependant, de reprocher à la Chine davoir de telles relations avec Cuba.
Nous sommes témoins dune hypocrisie qui sempare des mots pour nous rejoindre dans nos valeurs profondes et en faire des paravents pour mieux couvrir des actions dont les seuls objectifs sont les intérêts nationaux et corporatifs des étasuniens. Il ny a de liberté que celle qui leur permet de dominer. Mme Rice devrait savoir que la liberté sans peur dont elle parle est celle qui vainc toute domination, incluant celle quelle voudraient se réserver.
Oscar Fortin
"Il reste des avant-postes de la tyrannie", a-t-elle dit, en citant Cuba, la Birmanie, le Corée du Nord, l'Iran, la Biélorussie et le Zimbabwe. "Nous ne serons pas en repos tant que chaque personne qui vit dans une société de la peur n'aura pas recouvré la liberté. »
Elle sen prend à Cuba, petit pays des Caraïbes, qui, en dépit dun blocus économique qui va directement à lencontre du régime de droit et de la liberté quelle prêche, émerge malgré tout du sous-développement. Ce pays se compare haut la main quant à la qualité de vie accordée à lensemble de ses citoyens avec ses voisins que sont Haïti, la République Dominicaine et tous les pays de lAmérique centrale, pourtant tous sous protection du grand frère étasunien. Son système déducation, en plus douvrir à des formations supérieures, a fait disparaître lanalphabétisme. Déjà nous connaissons un peu mieux la réputation internationale de son système de santé et la contribution quil apporte avec plus de 15 000 médecins déployés dans diverses régions du monde pour répondre à des besoins urgents. Ceux et celles qui ont eu la chance de voir le documentaire d Oliver Stone « El commandante » que ladministration Bush a voulu interdire de diffusion, comme si la liberté devait être protégée de certaines vérités, auront compris que le tyran et lassassin a moins de morts sur la conscience que ses voisins et que lhumanisme dont il se fait lapôtre est plus ouvert que celui que lon lui prête.
Bien plus, Mme Rice qui se porte à la défense de la démocratie et de la liberté trouve que le démocrate Chavez, pourtant grand vainqueur dun référendum démocratique le confirmant dans ses fonctions, prend des libertés qui ne lui plaisent pas. Comment alors concilier une vision de la démocratie qui est avant tout lexpression de la volonté dun peuple avec celle de vouloir la contrôler de lextérieur ? De quelle liberté et liberté de qui parle-t-on ? Mme Rice naime pas que le peuple vénézuélien ait des relations avec Cuba, comme si ce dernier nétait pas libre de le faire. Elle sest bien gardée, cependant, de reprocher à la Chine davoir de telles relations avec Cuba.
Nous sommes témoins dune hypocrisie qui sempare des mots pour nous rejoindre dans nos valeurs profondes et en faire des paravents pour mieux couvrir des actions dont les seuls objectifs sont les intérêts nationaux et corporatifs des étasuniens. Il ny a de liberté que celle qui leur permet de dominer. Mme Rice devrait savoir que la liberté sans peur dont elle parle est celle qui vainc toute domination, incluant celle quelle voudraient se réserver.
Oscar Fortin
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