ÉLECTIONS GÉNÉRALES ET MANDATS SPÉCIFIQUES
Lors des campagnes électorales de nombreuses questions sont soulevées, des débats ont lieu et des prises de position sont assumées par les chefs de partis. Le problème cest que toutes les questions nont pas la même importance et ne comportent pas toutes les mêmes incidences sur les budgets et les valeurs qui animent une société. Il se peut que lon soit daccord dans lensemble avec un parti politique, son chef et les candidats qui laccompagnent, mais que lon soit tout à fait en désaccord sur lun ou lautre de ces points fondamentaux.
Prenons deux exemples de questions qui se poseront vraisemblablement lors des prochaines élections générales au Canada. Le premier concerne la volonté des canadiens face à des décisions du gouvernement daller ou non en guerre. Lhistoire, encore toute récente, de la guerre en Irak et des pressions exercées par lAdministration étasunienne pour que le Canada se joigne à elle dans cette lutte illustre bien cette situation. Il ny a pas de doute que la population canadienne dans son ensemble était et continue dêtre contre cette guerre, dautant plus quelle na jamais eu laval du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cest grâce surtout à la détermination du Premier ministre Jean Chrétien et aux pressions exercées par la population canadienne si le Canada a pu résister aux pressions et positions étasuniennes. Il nest pas certain quun Gouvernement dirigé par les Conservateurs, lAlliance Canadienne ou même par M. Martin aurait pris les mêmes décisions ou continueront de les prendre une fois élus.
La seconde question qui risque de se poser avec acuité lors du prochain mandat du Gouvernement canadien est celui de sa participation au projet étasunien du bouclier anti-missile. Cest là un projet qui est loin de faire lunanimité des spécialistes sur la manière de résoudre les conflits. Le Canada nest pas un pays belligérant et ne représente aucun danger pour les autres pays. Sa mission de paix, il la réalise au sein de lOrganisation des Nations Unies, une première forme, sans doute imparfaite mais pourtant réelle, dune démocratie mondiale. Les pays représentés au sein de son Assemblée générale peuvent sexprimer et voter des résolutions. Les vrais défenseurs de la démocratie auxquels le Canada sassocie ne peuvent que favoriser cette approche. Il est évident que les lobbyistes étasuniens, ceux de lindustrie militaire ne négligeront aucun moyen pour convaincre et amener le gouvernement canadien à aller dans cette direction.
Il est donc important que le peuple canadien prenne des mesures pour que ses dirigeants aient sur certaines questions daussi grande importance des mandats sans équivoque. La Démocratie tant vantée lexige. On ne peut donner des chèques en blanc sur de telles questions pas plus que nous ne pouvons vendre notre « âme » pour quelques promesses de contrats pour certaines industries canadiennes. Notre droit dindépendance nest pas à échanger contre un plat de lentilles. Le moyen le plus simple et le plus économique pour y parvenir serait dinscrire, pour les prochaines élections, deux questions sur le bulletin de vote des électeurs.
Le Canada doit-il agir dans le cadre des Nations Unies pour tout engagement militaire à caractère offensif ou préventif ? OUI ou NON;
Êtes-vous en faveur de lengagement canadien avec les étasuniens pour le déploiement dun bouclier anti-missile nord américain ? OUI ou NON
Ces questions référendaires sur des bulletins de vote sont choses courantes dans plusieurs pays incluant notre voisin du sud. Ça permet à la démocratie de garder le contrôle sur certaines questions politiques dimportance.
Ces questions seraient discutées en campagne électorale et le Gouvernement élu serait lié par les réponses majoritaires données à ces questions. Ainsi nous pourrions parler avec encore plus de crédibilité de Démocratie et nos représentants seraient en mesure de résister aux pressions n'allant pas dans le sens de la volonté des canadiens.
Oscar Fortin
Prenons deux exemples de questions qui se poseront vraisemblablement lors des prochaines élections générales au Canada. Le premier concerne la volonté des canadiens face à des décisions du gouvernement daller ou non en guerre. Lhistoire, encore toute récente, de la guerre en Irak et des pressions exercées par lAdministration étasunienne pour que le Canada se joigne à elle dans cette lutte illustre bien cette situation. Il ny a pas de doute que la population canadienne dans son ensemble était et continue dêtre contre cette guerre, dautant plus quelle na jamais eu laval du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cest grâce surtout à la détermination du Premier ministre Jean Chrétien et aux pressions exercées par la population canadienne si le Canada a pu résister aux pressions et positions étasuniennes. Il nest pas certain quun Gouvernement dirigé par les Conservateurs, lAlliance Canadienne ou même par M. Martin aurait pris les mêmes décisions ou continueront de les prendre une fois élus.
La seconde question qui risque de se poser avec acuité lors du prochain mandat du Gouvernement canadien est celui de sa participation au projet étasunien du bouclier anti-missile. Cest là un projet qui est loin de faire lunanimité des spécialistes sur la manière de résoudre les conflits. Le Canada nest pas un pays belligérant et ne représente aucun danger pour les autres pays. Sa mission de paix, il la réalise au sein de lOrganisation des Nations Unies, une première forme, sans doute imparfaite mais pourtant réelle, dune démocratie mondiale. Les pays représentés au sein de son Assemblée générale peuvent sexprimer et voter des résolutions. Les vrais défenseurs de la démocratie auxquels le Canada sassocie ne peuvent que favoriser cette approche. Il est évident que les lobbyistes étasuniens, ceux de lindustrie militaire ne négligeront aucun moyen pour convaincre et amener le gouvernement canadien à aller dans cette direction.
Il est donc important que le peuple canadien prenne des mesures pour que ses dirigeants aient sur certaines questions daussi grande importance des mandats sans équivoque. La Démocratie tant vantée lexige. On ne peut donner des chèques en blanc sur de telles questions pas plus que nous ne pouvons vendre notre « âme » pour quelques promesses de contrats pour certaines industries canadiennes. Notre droit dindépendance nest pas à échanger contre un plat de lentilles. Le moyen le plus simple et le plus économique pour y parvenir serait dinscrire, pour les prochaines élections, deux questions sur le bulletin de vote des électeurs.
Le Canada doit-il agir dans le cadre des Nations Unies pour tout engagement militaire à caractère offensif ou préventif ? OUI ou NON;
Êtes-vous en faveur de lengagement canadien avec les étasuniens pour le déploiement dun bouclier anti-missile nord américain ? OUI ou NON
Ces questions référendaires sur des bulletins de vote sont choses courantes dans plusieurs pays incluant notre voisin du sud. Ça permet à la démocratie de garder le contrôle sur certaines questions politiques dimportance.
Ces questions seraient discutées en campagne électorale et le Gouvernement élu serait lié par les réponses majoritaires données à ces questions. Ainsi nous pourrions parler avec encore plus de crédibilité de Démocratie et nos représentants seraient en mesure de résister aux pressions n'allant pas dans le sens de la volonté des canadiens.
Oscar Fortin
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