Dimanche 14 juin 2009

 




Il y a de ces mots qui permettent aux politiciens et à de nombreux bien-pensants de mobiliser des armées pour assurer, implanter, défendre des intérêts spécifiques dans le monde. Le mot « démocratie », celle qui réfère à la liberté des peuples d’élire leurs représentants et de choisir leur destin,  est un de ces mots. N’est-ce pas au nom de cette démocratie que les pays, membres de l’OTAN, envoient leurs soldats en Afghanistan? N’est-ce pas au nom de la « démocratie » que le « dictateur » Saddam Hussein a été renversé et que l’Irak a été transformé en un champ de bataille dont les morts ne se comptent plus? Pourtant…

Que font les « apôtres de la  Démocratie » lorsque cette dernière risque de leur échapper ou qui leur échappe tout simplement? Ils ne restent certes pas les bras croisés, bien assis dans leurs fauteuils. Ils se mobilisent. Les électeurs et électrices sont leurs premières cibles. L’information ou la désinformation, selon les points de vue, viendra éclairer ou manipuler leurs opinions, leur perception des candidats en liste. Ils disposent, en général, d’un accès privilégié aux divers médias  électroniques et peuvent compter sur des professionnels qui savent métamorphoser la vérité en mensonge et le mensonge en vérité, tel candidat ou tel autre en héros ou en diable sans que l’auditeur ou le lecteur moyen ne s’en rende compte. À cet outil qui donne, en général, de bons résultats, s’ajoutent des moyens plus techniques comme ceux permettant d’avoir un contrôle sur les mécanismes de votation et de comptabilisation des votes. L’argent sera disponible en quantité suffisante pour permettre d’aller le plus loin possible dans ce type d’opération. Par contre, si tous ces moyens n’arrivent pas à contenir dans le sens souhaité le vote des électeurs et électrices, les « apôtres de la démocratie », chercheront par tous les moyens à éliminer physiquement les opposants et faute d’y arriver ils trouveront  les moyens de contester les résultats des élections, faisant appel à des fraudes électorales commises par les vainqueurs.


Nous connaissons tous le sort réservé à ces dirigeants charismatiques porteurs d’une façon nouvelle de mettre la politique et les ressources d’une nation au service de ses commettants. Le cas de Salvador Allende, Président du Chili dans les années 1970, est encore bien présent dans l’esprit de bien des gens. Celui d’Hugo Chavez, au Venezuela, demeure toujours sous haute surveillance. Il ne se passe pas une semaine sans qu’on mette à jour des plans d’assassinat, de déstabilisation, de coups d’état. Même élu avec plus de 60% des votes et bénéficiant d’un appui national, dépassant les 70%, les « apôtres de la démocratie » n’y trouvent pas leur compte. Nous pourrions dire la même chose au sujet d’Évo Morales, Président élu de la Bolivie, comptant sur un appui qui dépasse les 65 % de la population bolivienne. Il faut croire que leur démocratie n’est pas bonne, celle-là même qui fait participer, pourtant, le peuple aux décisions importantes de son devenir.

Hier, le 12 juin 2009, il y a eu élection en Iran. Tous les communiqués de presse, préparés à l’avance par les soi-disant apôtres de la démocratie, parlait d’un vent de liberté et de changement dans la direction politique de l’Iran. Ils mettaient en évidence le nombre record de participation à cette élection qui allait faire histoire. Les reportages visuels mettaient en évidence leur candidat favori et ne manquaient pas l’occasion de relever le conservatisme et l’extrémisme du Président sortant. Mais, voilà, à la grande déception de ces auteurs, le Président sortant est réélu avec plus de 63% de la votation. Le peuple a parlé dans le sens d’un leader et d’une politique. Les « apôtres de la démocratie » parlent maintenant de fraudes électorales.


Serait-ce que les mots  « démocratie » et « liberté » n’ont de sens que lorsqu’ils portent au pouvoir ces « apôtres aux vertus intouchables », leur permettant de faire ce que bon leur semble?  Dans le cas contraire, ces mêmes mots deviennent « autoritarisme », « dictature », « oppression ». Les élus seront  immanquablement des dictateurs et des oppresseurs qui manipulent et utilisent leur peuple pour satisfaire leurs ambitions personnelles.


Je me souviens qu’au moment de la tenue du Concile Vatican II, les principaux postes d’autorité à la Curie romaine étaient occupés par des conservateurs pour qui l’obéissance aveugle à l’autorité était pratiquement un « dogme ». Or lorsque les décisions consulaires les ont ramenés à un ordre nouveau, ils n’ont pas tardé à mettre de coté leur « dogme  d’obéissance aveugle » pour devenir des contestataires de l’autorité conciliaire.  Aujourd’hui, ils ont repris le contrôle du Vatican et avec ce contrôle est réapparu le « dogme de l’obéissance aveugle ».


Certains trouveront vite l’excuse en disant qu’ils sont tous pareils, que les ambitions du pouvoir rejoint tout le monde et que les vices cachés les rattrapent tous. Je ne suis pas de cet avis. Il y a des leaders charismatiques tout comme il y a des prophètes qui affrontent les risques de la mort pour assurer et défendre des intérêts et des valeurs qui vont au-delà de leurs intérêts personnels. Pour les reconnaître, il faut toutefois sortir du monde de ses préjugés, de ses ambitions personnelles et aller au delà des informations manipulatrices qui nous sollicitent et dans bien des cas nous contaminent.

 

Oscar Fortin

Québec, le 13 juin 2009

http://humanisme.blogspot.com

 

 

Par oscar fortin - Publié dans : POLITIQUE
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Samedi 16 mai 2009

 

Lors de la Conférence, en Suisse, portant sur le racisme, un rabbin juif a pris la parole pour mettre au clair la grande différence qui existe entre le judaïsme et le sionisme. Alors que le judaïsme a des milliers d’années d’histoire, le sionisme n’existe que depuis un peu plus de cent ans. Le premier est une foi qui invite tout juif à vivre partout où il est dans le monde les grandes valeurs de justice, de solidarité, de respect à l’endroit des personnes, des peuples, des nations. Le second, prône l’existence d’un état raciste et revendique le droit de prendre les terres qui ne lui appartiennent pas.  Il faut entendre ce discours du Rabbin Antisioniste, prononcé lors de la Conférence contre le racisme : DURBAN 2.



Au même moment, en France, des candidats aux élections Européennes, se définissant comme des non-antisémites, font campagne contre le sionisme. Voici d’ailleurs la conférence de presse, en date du 08/05/09, présentant la LISTE ANTISIONISTE, soutenue par Messieurs Dieudonné, Alain Soral et Yahia Gouasmi, qui se présenteront aux élections européennes du 07/06/09.

1/http://www.dailymotion.com/video/x98i8v_1-liste-antisioniste-presentation-c_news

2/ http://www.dailymotion.com/video/x98kth_2-liste-antisioniste-conference-de_news

3/ http://www.dailymotion.com/video/x98wik_3-liste-antisioniste-conference-de_news

4/ http://www.dailymotion.com/video/x98wxe_4-liste-antisioniste-conference-de_news

 

Au moment d’aller déposer cette liste au ministère de l’intérieur, alors qu’ils étaient tous et toutes passagers dans un même autobus,  ils ont été arrêtés et tenus en otages pendant un certain temps. Voici la vidéo réalisée par le Centre Zahra sur la prise d’otage de Dieudonné et de ses colistiers, lors du dépôt de la liste ANTISIONISTE au ministère de l’intérieur, le mercredi 13/05/09

http://www.dailymotion.com/video/x9art0_la-liste-qui-derange_news

Déjà j’ai eu l’occasion de porter à l’attention de ceux et celles qui me lisent la déclaration du Patriarche et des Évêques des Églises locales de Jérusalem. C’était en septembre 2006. Plus récemment, en relation avec le conflit au Moyen Orient, je relevais certaines contradictions dans les prises de position de Benoît XVI et du Vatican. Je reprenais, entre autres, les propos du porte-parole du Vatican, le Père Federico Lombardi, condamnant sans équivoque le sionisme, alors que Benoît XVI semblait en ignorer l’existence. D’ailleurs, lors de son tout récent voyage en Terre Sainte, ce dernier s’est bien gardé d’y faire allusion. Il a martelé plus d’une fois, et avec raison, le rejet de l’antisémitisme mais sans jamais le dissocier de l’antisionisme. Ainsi la frontière, dans l’esprit de bien des gens, entre l’antisémitisme et l’antisionisme, reste pratiquement inexistante alors qu’ils sont deux antagonismes à ne pas confondre. Être antisioniste n'est pas être nécessairement antisémite. Benoît XVI, de par son autorité morale et son sens de la clarté dans les termes et les gestes, était tout désigné pour lever cette confusion. Il s’en est bien gardé, sans doute pour ne pas offusquer ses hôtes israéliens.

Oscar Fortín

http://humanisme.over-blog.com

Québec, le 16 mai 2009

Par oscar fortin - Publié dans : POLITIQUE
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