Vendredi 3 juillet 2009

 Les évènements des dernières semaines permettent de so ulever la question de l’information dont dispose le Président Obama. Est-il informé des opérations clandestines menées par la CIA et le PENTAGONE, en Amérique latine et dans d’autres régions du monde? Dans le cas de la crise en Iran, il a nié toute participation du gouvernement des États-Unis. Dans le cas du coup d’État au Honduras, il en fit tout autant.

Pourtant, tous les analystes sérieux savent que le Gouvernement des États-Unis est présent d’une façon ou d’une autre là où ses intérêts sont en jeu. En Iran, des centaines de millions de dollars (400 M $ selon certaines sources) ont été investis pour déstabiliser l’actuel gouvernement. Au Honduras, le coup d’État ne pouvait être possible sans le consentement des États-Unis. Serait-ce que les politiques de Bush se poursuivent grâce à ses adeptes au sein de la CIA, du PENTAGONE et des divers organismes de couverture qui se présentent tous sous le chapeau de la liberté, de la démocratie et de l’aide humanitaire?

S’il fallait qu’il en soit ainsi, et tout prête à croire que c’est le cas, l’élection d’OBAMA n’aurait été qu’une diversion pour le peuple américain et le monde. Ses discours serviraient, à son insu, à entretenir l’illusion d’un grand rêve. Pendant qu’il s’adresse aux peuples latino-américains dans le cadre de l’Organisation des États Américains (OEA), et aux arabes et musulmans au Caire, pour vanter le dialogue, le respect et la diversité, les vrais détenteurs du pouvoir continuent de planifier des actions clandestines en Iran, en Bolivie, au Venezuela, en Équateur, au Nicaragua et au Honduras. Ils ont leurs candidats en poste dans les principaux organismes régionaux tout comme dans les grandes agences de presse pour jouer leur rôle respectif : les premiers pour les couvrir et faire diversion et les seconds pour manipuler et déformer l’information. Dans le cas de l’actuel coup d’État au Honduras, CNN n’a pas dévié d’un iota sa politique de désinformation et de diversion sur les faits. Les grandes agences de Presse, telles AFP et REUTERS, avec plus de subtilité introduisent de nouveaux éléments qui viendront en temps voulu ouvrir la voie à des compromis qui auront pour effet d’annuler complètement les initiatives amorcées de changements. L’objectif sera alors atteint.

Il est important que M. OBAMA, dise au monde : QUI dirige vraiment aux États-Unis? Qui sont ceux et celles qui prennent les décisions importantes allant directement à l’encontre de ses prises de position sur le respect des peuples, leur liberté de se donner les gouvernements qu’ils veulent et d’avoir avec ces derniers des relations basées sur le respect mutuel? Il est important qu’il fasse sa petite enquête parce que le monde pourra penser qu’il est tout aussi « menteur » que l’a été son prédécesseur. Ce serait dommage.

Personnellement, je ne pense pas que M. Obama soit un menteur. Je pense plutôt qu’on le garde en retrait de beaucoup d’informations véhiculées par les services secrets, la CIA et le PENTAGONE. Il est temps qu’il réunisse tout ce beau monde et qu’il les oblige à se mettre à table pour dire ce qu’ils magouillent dans le monde. Ce qui vient de se passer au Honduras ne lui laisse pas beaucoup le choix. Son gouvernement est impliqué dans la préparation de cette opération depuis un certain temps. Ça devient gênant pour un Président de sa stature de dire que les États-Unis n’y sont pour rien.

Aujourd’hui, l’information circule plus vite que l’on peut penser et les secrets sont vite mis à nus. De grâce, M. Obama, dites-nous la vérité.

Oscar Fortin
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2 juillet 2009

Par oscar fortin - Publié dans : POLITIQUE
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Vendredi 26 juin 2009

Président légitimement élu du HONDURAS et, à ce titre, Commandant en chef des forces armées hondurégniennes,  JOSÉ MANUEL ZELAYA se voit confronté à une tentative de coup d’État militaire et oligarchique. C’est que le chef de l’état major des armées s’est refusé à obéir à un ordre du Président l’enjoignant d’assurer le support logistique à une consultation populaire, prévue pour dimanche, le 28 juin.  En tant que Commandant en chef des armées et Président du Honduras, il l’a donc destitué de ses fonctions. La Cour de justice, saisie de cette ordonnance, l’a tout simplement annulée, la jugeant illégale. Il en fut de même pour le Sénat, sous contrôle de l’oligarchie. Cette dernière ne veut pas que le peuple devienne un acteur incontournable dans le fonctionnement des institutions politiques et économiques du pays.

La consultation de dimanche, déclarée illégale par divers organismes de l’État, a pour objet que les hondurégniens et hondurégniennes se prononcent sur l’établissement d’une urne additionnelle, lors des élections générales du 29 novembre prochain, pour dire s’ils veulent une Assemblée Constituante et la réforme de la Constitution à partir de 2010. Une démarche, de ce qu’il y a de plus démocratique, permettant au peuple hondurégnien de participer directement à son devenir. C’est à cette consultation que se refuse la cupule oligarchique de l’armée, du Sénat, de l’Assemblée législative et des hiérarchies ecclésiales, en somme, ces apôtres de la « démocratie », celle qui doit servir, avant tout, leurs intérêts.


Mais voilà que ce Président n’est pas n’importe qui et n’est pas seul. Loin d’abandonner son projet, il a pris la tête des masses populaires qui le suivent et le soutiennent pour se rendre à l’aéroport où est  entreposé le matériel nécessaire à la tenue de la consultation de dimanche. Après avoir pris le contrôle de l’aéroport, ils ont récupéré  les boîtes contenant ce matériel. S’il n’en tient qu’au Président et au peuple qui l’accompagne, la consultation aura bel et bien lieu, telle que prévue, dimanche, le 28 juin.

 





La communauté internationale, par la voix du Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, a condamné cette tentative de coup d’État civil-militaire. Il en va de même pour les pays de l’Amérique latine qui condamnent ces ingérences oligarchiques dans le fonctionnement de la démocratie participative des peuples à leur destin. Il faut espérer que les voix, en Europe et en Amérique du Nord, qui se sont fait entendre suite aux élections en Iran, se fassent entendre, cette fois, pour se porter la défense du peuple hondurégnien et de son Président qui les accompagne.


N’est-il pas curieux que ceux et celles qui se disent les « promoteurs et les défenseurs de la démocratie » soient soudainement si craintifs à l’endroit des consultations du peuple, de celui-là même qui fonde la démocratie?

 

Oscar fortin

Québec, 26 juin 2009

http://humanisme.blogspot.com

Par oscar fortin - Publié dans : POLITIQUE
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