C’est d’un lit d’hôpital que j’ai suivi avec émotion l’assermentation de Barak Obama, 44ième président des États-Unis, et que j’ai écouté avec grande attention le discours qu’il a
alors prononcé. Je fus particulièrement ému lorsqu’il a affirmé que le chemin le plus sûr vers le bien
commun était celui des idéaux qui placent l’État de droit et les droits de l’homme au dessus de toutes les autres considérations
« Ces idéaux éclairent toujours le monde et nous ne les aband
onnerons pas par opportunisme. Donc, à tous les autres peuples et les gouvernements qui nous regardent, aujourd’hui, du plus petit village où mon père est né, sachez que l’Amérique (les États-Unis) est
l’amie de chaque nation, de chaque homme, femme, enfant qui cherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à diriger, une fois de plus. »
Par ces mots, le nouveau Président indique sa volonté de tourner cette page sombre de
l’histoire des États-Unis où la « politique de la sécurité nationale » a servi, trop souvent, à justifier un interventionnisme opportuniste
et, plus que tout, à défier, dans nombre de cas, les droits les plus fondamentaux des peuples et des personnes. Il s’agit là d’un changement radical dans l’approche des relations des États-Unis
avec le monde : ce ne sera plus par les armes, le chantage, la manipulation et le mensonge que les États-Unis s’imposera au monde, mais par la flamme vivante des idéaux, inscrits dans sa
Constitution et le droit international, qu’il en deviendra un leader et un guide.
«… notre sécurité émane de la justesse de notre cause, notre force de notre exemple, des qualités tempérantes de l’humilité et de la retenue. »
Comment ne pas trouver une fraîcheur et une grande espérance dans ces propos qui rejoignent le cœur et l’esprit des personnes et des peuples de partout à travers le monde? Je pensais
particulièrement à ces nombreux pays de l’Amérique latine (Bolivie, Paraguay, Brésil, Argentine, Équateur, Venezuela, Cuba entre autres) dont les peuples et les dirigeants œuvrent au service de
ce « bien commun » qui vise à redonner respect et dignité à toutes les personnes sans oublier les pauvres, les marginalisés, les malades, les analphabètes… . «Toujours nous défendrons les intérêts du peuple, spécialement des plus pauvres, des étudiants, des indigènes, de la jeunesse, des agriculteurs et petits
producteurs. » (Hugo Chavez, 28 février 2009)
Quel soulagement pour ces derniers de savoir qu’ils pourront compter dorénavant sur cette nouvelle Administration qui promet d’agir, non plus de manière « opportuniste » et
« impériale », mais avec humilité et dans le plus grand respect du droit des peuples et des personnes!
«(…), cette crise nous rappelle que sans un œil attentif, le marché peut devenir incontrôlable et qu’une nation ne peut prospérer longtemps,
si elle ne favorise que les nantis. » (B.OBAMA)
« (…)
des
considérations de justice et d'équité dicteront parfois aux responsables de l'État une sollicitude particulière pour les membres les plus faibles du corps social, moins armés pour la défense de
leurs droits et de leurs intérêts légitimes. » (Jean
XXIII, PAIX SUR TERRE, 41)
VOULOIR ET/OU POUVOIR
Certains, sans mettre en doute la sincérité et la volonté réelle du nouveau Président, doutent que l’environnement des multiples intérêts, menacés par ce changement de cap, ne lui laisse guère le
choix. À vous d’en juger.
Noam Chomsky,
linguiste, philosophe et militant politique de
renom,
défend l’idée qu’il n’y aura pas de changement avec Obama. Une entrevue avec Press TV.
Adolfo Perez Esquivel,
Prix Nobel de la paix 1980. Lettre adressée au Président Obama.
Oscar Fortin
Québec, 1ier mars 2009
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L’invasion de Gaza par les forces sionistes d’Israël soulève la colère du monde civilisé et libre. Ceux et celles qui s’y complaisent ne peuvent appartenir à ce
monde, même s’ils sont les premiers à s’en revêtir. Le VATICAN, par la voix de son porte parole officiel, a eu le courage d’une prise de position indépendante et libre des influences
sionistes.
orcé la répugnance